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La Convention de l’ONU sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) a été ratifiée par les pays participant au programme Euromed Egalité Hommes-Femmes (EGEP). Pour des raisons diverses, certains émettent cependant des réserves. Petit à petit, des progrès vers la pleine application de la Convention sont enregistrés.
Le principe de l’égalité entre tous les citoyens est inscrit dans la Constitution ou dans les lois des pays méditerranéens participant au Processus d’Istanbul. Cependant, pour bon nombre de pays partenaires, le Droit familial régissant de fait le statut légal de la femme empêche la pleine application du principe d’égalité. Dans certains pays, le principe d’obéissance de la femme à l’homme est encore légalement applicable, ce qui réduit aussi bien sa liberté de mouvement que son pouvoir de décision. Des pratiques, telle que la polygamie, sont souvent entérinées dans la législation, même si certains pays y ont mis des restrictions qui la rendent impossible. Des lois sur le mariage, le divorce, le droit au travail ou à l’héritage perpétuent les discriminations à l’égard des femmes.
Les progrès réalisés dans le domaine de l’éducation des femmes ne se sont pas encore traduits par un changement social ou économique significatif. Dans la vie publique, la parité entre les hommes et les femmes n’est pas encore une réalité. Les femmes ne jouissent pas des mêmes opportunités que les hommes dans les domaines politique, économique et social. Pour contrer cette tendance, certains pays ont pris des mesures volontaristes telle l’instauration de quotas pour augmenter l’accès des femmes aux postes éligibles.
L’adoption de lois favorables ou l’abrogation de législations dépassées est un préalable indispensable à l’égalité. Celles-ci doivent cependant s’accompagner de mesures concrètes qui contribuent à changer les mentalités. Parmi elles, on peut citer : l’enseignement des droits humains en général, et de ceux des femmes, en particulier, dans les écoles de Droit ainsi que, de façon plus générale, la formation de tous les intervenants dans le processus judiciaire. Les femmes elles-mêmes doivent être amenées à prendre conscience de leurs droits, tout comme leurs partenaires masculins. Dans chaque pays, ce processus est en marche.
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